Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
"Pas trop Dré dzin le pintu"

Le Ventoux : une réussite totale.

15 Septembre 2014 , Rédigé par patchapp Publié dans #vélo route

Samedi matin 9H25 Gîte du Ventoux à Malaucène :

Alex :" Bon cette fois tout le monde est enfin prêts ? ça fait déjà 1/4 d'heure que je vous attend !"

Bernard :" Non j'ai oublié mon k-way, faut que je remonte le chercher dans ma chambre je vais en avoir besoin pour descendre le Ventoux. " Il remonte le chemin menant à notre gîte pour réapparaître quelques minutes plus tard. Pendant ce temps le groupe des 19 autres cyclistes patiente ...

9h32 Hervé :" Mince je crois que mes cales ne sont pas adaptées à mes pédales ...euh je n'ai pas eu le temps de les vérifier avant de partir ..." Alain : "ah moi aussi j'ai un petit pépin mécanique !"

Pat à Alex : "J' crois rêver ! (nous ça fait 10 mm que l'on tourne en rond sur le vélo)." 9H45 : Le groupe des 20 cyclistes s'élance enfin en direction de Bédoin avec pour objectif la terrible face Sud du Ventoux. Notre formation est hétérogène, elle est composée d'homme et de femmes âgés de 14 à 57 ans (certains bien organisés d'autres moins, j'ai déjà balancé leurs noms ...). Hétérogènes oui, mais unis sous les mêmes couleur du team "oH vin diot".

Effectivement, nous sommes réunis pour 2 jours sous le géant de Provence (traditionnel stage vélo de route de la rentrée). La météo s'annonce idéale et les forces en présence remontées à bloc depuis la veille grâce à une bonne soirée passée ensemble (là aussi plus ou moins arrosée selon les cas). En ordre dispersé (pour ne pas dire en bordel), notre peloton traverse Mallaucéne puis s'étire joyeusement en direction d'un premier petit col.

C'est bon d'être respectés par les voitures, de rouler sur un revêtement nickel, avec parfois même une bande cyclable, sans parler du soleil et de cette odeur de pin caractéristique du sud. Ici les 2 roues sont la bienvenue. Il faut dire que le commerce local est bien organisé autour du vélo. Drome et Vaucluse sont incontestablement le pays du vélo.

Avant Bédoin nous apercevons au loin le sommet du Mont Chauve. D'ici il ne parait pas impressionnant mais il ne faut pas se méprendre. 22 kilomètres nous attendent avec +1650 m de dénivelé à la clef. De plus le versant que nous allons escalader est de loin le plus plus ardue. Notamment dans le milieu (avant chalet Reynard) ou 9Km consécutifs s'élèvent à 10% de moyenne.

Dans Bédoin nous sommes bluffés par la foule de cyclistes en tout genre, tous candidats au géant de Provence. Une course organisée par des Hollandais, tout d'orange vêtu, est même lancée tout au long de la matinée (départ en contre la montre). Pour ma part je décide d'accompagner le fiston. Ce dernier est motivé et briffé , il sait que cela va être dure mais il est assez bien préparé. Rapidement nous laissons partir les plus furieux du groupe, certains ont prévu d'établir un chrono.

Les 5, 6 premiers kilomètres sont idéales pour se mettre en jambes. Notre petit groupe se forme : Brigitte, Richard , Guillaume et moi. Nous avons même une voiture suiveuse pour nous encourager tous les 2 ou 3 kilomètres (cousins d'Avignon). Tout est réunis, nous en oublions presque les pourcentages qui s'affolent. Nous abordons la partie la plus redoutable, déjà certains poussent le vélo sur le bas coté (pas question pour nous). Le va et vient de cycliste est incessant, c'est une source de motivation.

Malgré un léger mal de dos le fiston grimpe sans rechigner. Il a faim mais pour faire une pause réparatrice il doit tenir jusqu'au chalet Reynard. Ouf nous y voila ! Nous faisons le plein d'eau tout en avalant quelques barres de céréale. Je lui explique que le plus dure est fait, il ne reste plus que 6 km à une moyenne de 7,5 % ... un simple faut plat montant en somme (Hein Fred !).

Pas si simple à seulement 14 ans après plus de 2 heures d'une dure ascension. Les photographes nous mitraillent. Et oui, le père et le fils unis dans un même effort et une même (belle) tenue c'est vendeur ! Pour les photos j'ai ce qu'il faut sur moi. J'en profite, tout en appréciant le paysage, je shoot dans tous les sens. Magnifique ! le paysage minéral est grandiose sur fond de ciel limpide. Le vent est quasi nul, pour un peu on se croirait à la playa. Le fiston tient bon, nous arrivons aux 500 derniers mètres, la borne annonce 11%. Nous entendons déjà le chahut du sommet, le speaker hollandais braille au micron dans sa langue natale mais nous entendons surtout les encouragements des nôtres.

Ça y est le sommet est franchie : crevés mais heureux nous rejoignons le reste du groupe. Séverine et Amélie ne tarde pas à arriver sous nos encouragements appuyés. Nous avons tous la banane : 20 au départ et 20 à l'arrivée sans la moindre défaillance technique ou physique : une réussite collective totale, notre croyance en diot a payé !

Avant le départ pour le sommet.

Avant le départ pour le sommet.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article