Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
"Pas trop Dré dzin le pintu"

Le Granier à vélo : récit d'une Véloéseche ... à chaud (enfin ...façon de

11 Septembre 2014 , Rédigé par patchapp Publié dans #vélo route

Le Granier à vélo : récit d'une Véloéseche ... à chaud (enfin ...façon de parler). Le cycliste Chambérien est chanceux, il a à sa disposition un panel de col très riche. Je les pratique depuis de nombreuses années. Ma préférence va vers le col du granier, pour de nombreuses raisons : Tout d'abord c'est le col qui propose le plus de variantes : 7 au total . D'Est en Ouest la pente est decrescendo. Le plus raide se trouve à Chappareillan et le plus abordable depuis Entremont. Selon sa condition physique du moment on peut donc choisir le versant. Pour ma part, l' itinéraire que je préfère est celui qui passe par St Cassin et Montagnole. En effet cette partie présente tout ce que j'aime en vélo : Une pente progressive, jamais extrême, avec des replats au départ pour bien se chauffer, un revêtement relativement roulant et surtout une route peu fréquentée. L'aspect le plus appréciable sur cette partie c'est aussi la qualité du panorama. A la montée, comme à la descente la vue est dégagée et lointaine, bien au delà du lac du Bourget. D'ici je me dis à chaque fois que j'ai de la chance de vivre ici entre lac et montagne. Plus haut après le tunnel la vue change complètement, elle s'ouvre sur l'impressionnante face Nord. Autre critère de choix : l'orientation tournée vers le nord, elle permet souvent de trouver de la fraîcheur, notamment l'été. Cette année je n'avais pas encore monté le Granier. En ce mercredi soir nous étions 9 cyclistes réunis à la Motte Servolex à l'initiative d'Alex (les Véloseches). L'objectif initial était de gravir le col de l'Epine. Malheureusement ou plutôt heureusement, ce projet était un mauvais plan compte tenu des nuages et du risque potentiel d'orage sur l'Epine. Comme une évidence la face Nord du Granier, éclairée par le soleil, nous tendait les bras. Yes ! à l'unanimité le groupe décida de prendre cette direction à ma plus grande joie. Notre peloton fort homogène, sous l'impulsion d'Alex, se retrouva à vitesse grand V dans les premières pentes de St Cassin. Apres quelques ardeurs refrénées nous décidâmes de rester groupés. Groupés mais à bonne allure entre 14 et 16 Km/h sur ces belles pentes débonnaires. Juste ce qu'il faut pour apprécier le panorama, sous le soleil du soir, avec des jambes et un coeur tournant à la bonne allure. Bonne allure et bon groupe car ce n'est pas évidant de rester soudés quand on est 9 cyclistes qui plus est stressés par une journée de taf... enfin pas tous. Mais il fallait s'y attendre ... cela ne pouvait durer. Ce qui devait arrivé arriva, je m'y attendait. Passés le tunnel, les cadors du peloton imprimèrent, petit à petit, un rythme plus soutenu, progressivement mais inéluctablement jusqu'à la rupture. Telle est la nature humaine. Rester concentré, à l'abri dans les roues, bien posé sur ma machine pour tenir le plus longtemps possible à cette vitesse proche des 20 km/h, tel était mon défit du moment. Un à un les plus faibles lâchèrent prisent, puis rapidement , trop rapidement à mon goût, environ 3 km sous le sommet, mon tour arriva comme prévu. Ah si seulement j'avais 10 ans de moins ! Groupés au sommet il ne restait plus qu'a faire la photo sous la pancarte avant d'entamer sereinement la descente. L'odeur de la bière, final indispensable des Chambé-seches, commençait déjà à se faire sentir. Oui mais c'était sans compter sur la météo qui allait nous jouer un bien mauvais tour. Au milieu de la descente un monstre orage (sans exagération) nous saisi sur place. Dans ces moments là il n'y a qu'une chose à faire : ralentir (freinage devenant inéfficasse) mais perdre coûte que coûte du dénivelé (ne pas s'arrêter). Quelques bonnes bourrasques vinrent aussi corser l'affaire.Transis de froid nous nous retrouvâmes tous entier au pied de la pente. Il ne restait alors plus que 20 mm de plat pour rejoindre les voitures. Trempés jusqu'aux os, sous une pluie qui redoublait, dans des flaques impressionnantes il fallait rouler à vive allure pour en finir au plus vite mais aussi pour se réchauffer. Paradoxalement ces conditions dantesques étaient devenus grisantes ! (tout cycliste est quelque part un peu maso). Ce qui était moins grisant c'est que chacun pris immédiatement ses quartiers sans demander son reste .. les bières en l'occurrence. Pour la plupart nous allons nous retrouver ce week end au Ventoux. Il faudra penser à boire une bonne bière en l'honneur de cette belle sortie qui restera gravée dans les mémoires, grâce au Granier mais aussi grâce à la pluie.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article